Syndicat CGT Métaux Montpellier
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Syndicat CGT Métaux Montpellier
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Manifestation intersyndicale IBM Montpellier, 23 mai 2005 (journée internationale contre 13 500 suppressions d'emplois dont 10 000 en Europe)
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Qu'est-ce que la CGT ?

Pour le comprendre, il faut lire le Préambule des statuts de la CGT qui définit les valeurs, les objectifs et les principes démocratiques reconnus et mis en oeuvre par toutes les organisations confédérées CGT.

Le syndicalisme est né de la double volonté des salariés de défendre leurs intérêts immédiats et de participer à la transformation de la société.

Depuis sa création il a joué un rôle déterminant dans la conquête de garanties sociales qui ont contribué à changer la condition humaine.

Fidèle à ses origines, à la charte d'Amiens de 1906, héritière des valeurs humanistes et internationalistes qui ont présidé à sa constitution, considérant la pleine validité des principes d'indépendance, de démocratie, de respect mutuel et de cohésion contenus dans le préambule des statuts de 1936 (intégré aux présents statuts), la Confédération Générale du Travail défend les intérêts de tous les salariés sans exclusive, en tous temps et en tous lieux. Elle intervient en conséquence librement sur tous les champs de la vie sociale, elle participe au mouvement de transformation sociale.

Par son analyse, ses propositions et son action, elle agit pour que prévalent dans la société les idéaux de libertés, d'égalité, de justice, de laïcité, de fraternité et de solidarité. Elle se bat pour que ces idéaux se traduisent dans des garanties individuelles et collectives : le droit à la formation, à l'emploi, à la protection sociale, les moyens de vivre dignement au travail, dans la famille et dans la collectivité, la liberté d'opinion et d'expression, d'action syndicale, de grève et d'intervention dans la vie sociale et économique, à l'entreprise comme dans la société.

Elle agit pour une société démocratique, libérée de l'exploitation capitaliste et des autres formes d'exploitation et de domination, contre les discriminations de toutes sortes, le racisme, la xénophobie et toutes les exclusions.

Elle agit pour promouvoir l'égalité entre les femmes et les hommes, les libertés et les droits syndicaux, le plein exercice de la citoyenneté, la défense de l'environnement, pour la paix et le désarmement, pour les droits de l'homme et le rapprochement des peuples.

Les mutations du monde et des sociétés appellent de nouvelles conquêtes sociales garantissant les droits fondamentaux des personnes et le respect des peuples, assurant que les richesses, fruit du travail des hommes, financent le progrès social, le bien être et qu'elles concourent, au travers d'un nouveau type de développement, à la sauvegarde de la planète.

Soumise à la logique du profit, la société actuelle est traversée par la lutte des classes et par de multiples contradictions dont les conséquences conduisent à des inégalités et exclusions majeures, des affrontements d'intérêts, des tensions internationales, des menaces de guerre et des conflits armés. Les salariés ont besoin de se rassembler comme tels pour se défendre, conquérir leur émancipation individuelle et collective et participer à la transformation de la société et du monde.

Ouvert à toutes les diversités, riche des différences d'opinion, le syndicalisme dont l'ambition est d'être solidaire, uni et rassembleur, constitue pour les salariés un moyen essentiel pour relever les enjeux contemporains.

La Confédération Générale du Travail, attachée aux principes fondateurs du syndicalisme confédéré et interprofessionnel, oeuvre au rassemblement de tous les salariés dans leur diversité, à l'unité du mouvement syndical national, européen et international. Les principes d'égalité, de solidarité, d'écoute, de tolérance et d'épanouissement des diversités pour lesquels elle oeuvre, animent la vie démocratique en son sein.

Les présents statuts adoptés par les syndicats réunis en congrès, sont le bien commun de tous, admis et respectés comme tel.

Les libertés syndicales, qu'est-ce que c'est ?

Par la loi Le Chapelier du 17 juin 1791, la Révolution Française, a interdit le droit de coalition. Près d'un siècle et douze régimes [voir : « régimes »] seront nécessaires pour que les libertés syndicales soient reconnues par la loi « Waldeck-Rousseau » du 21 mars 1884 (une loi printanière … ). Après le vote du 10 juillet 1940 donnant les pleins pouvoirs à Pétain, toutes les libertés démocratiques, dont les libertés syndicales évidemment, sont supprimées. Elles ne seront rétablies qu'à la Libération. Explications.

Les libertés syndicales sont garanties par les traités signés par la République Française (ONU, OIT), par la Constitution et par le Code du Travail. C'est le résultat de plus de deux siècles de luttes des travailleurs. Mais c'est un acquis précaire : à partir de la loi Le Chapelier, il a fallu près d'un siècle pour conquérir les libertés syndicales, et nous savons qu'elles sont précaires : elles sont plus ou moins respectées dans une minorité de pays, et elles ont déjà été supprimées en France par le Maréchal Pétain à partir de juillet 1940. C'est le Gouvernement Provisoire et la Résistance qui les ont rétablies au fur et à mesure de la Libération.

Chaque jour, au nom des intérêts des actionnaires ou associés, il existe des cadres dirigeants, des managers ou des agents de maîtrise qui tentent de faire la chasse aux militants ou de mettre en oeuvre des politiques discriminatoires. Ils veulent faire régner un climat de peur en usant de la menace et du harcèlement. Ils empêchent les institutions représentatives des salariés de fonctionner (section syndicale, comité d'entreprise, délégués du personnel, CHSCT). Ces agissements sont condamnables par les tribunaux : ce sont des délits qui relèvent de la correctionnelle.

La défense des libertés démocratiques, dont font partie les libertés syndicales, doit être l'objet de la mobilisation permanente des salariés. Indispensables pour les travailleurs, les libertés syndicales doivent être défendues par les travailleurs eux-mêmes. Devenir un adhérent cotisant régulier est, parmi tous les moyens utilisés pour la défense des libertés syndicales, l'un des plus efficaces. Certes, le vote syndical aux élections professionnelles est indispensable. De même, la participation des salariés aux actions syndicales est primordiale. Mais devenir un adhérent cotisant régulier est un plus évident : d'une part, les cotisations syndicales assurent l'indépendance réelle des syndicats, d'autre part, la participation de tous aux débats et aux décisions assure aux syndicats une meilleure connaissance des revendications des travailleurs et une plus grande précision dans la construction des plate formes revendicatives.

Cela dit, un rappel des textes qui garantissent les libertés syndicales n'est jamais inutile. Ceux qui, dans la métallurgie constateraient que ces textes ne sont pas respectés devraient prendre contact avec notre syndicat CGT Métaux Montpellier afin de nous citer les faits et d'envisager ensemble les moyens de rétablir les libertés syndicales.

Voici les textes !

Déclaration universelle des droits de l'homme

Article 23
Article 24

Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.

Article 25
Article 26

Préambule de la constitution de la République Française

La Constitution de la quatrième République fut établie par l'Assemblée nationale constituante et ratifiée par référendum le 15 octobre 1946. La tentative de coup d'état, le 13 mai 1958 à Alger eut pour résultat le retour au pouvoir de De Gaulle à condition que la Constitution fût modifiée. Mais le texte soumis au référendum le 28 septembre 1958 avait conservé le préambule de 1946, qui a donc toujours valeur constitutionnelle.

Extraits du préambule de la constitution de la République Française